A Londres, la vidéosurveillance n’a pas empêché le pire
Extrait de l'article "Excès d’espionnite : renseignement, intelligence économique et vie privée" publié dans le Figaro Magazine :
A Londres, le 19 août 2004, une étudiante française âgée de 22 ans, Amélie Delagrange est victime d’une agression dans un parc londonien, elle décèdera à la suite de ses blessures à son arrivée à l’hôpital. Rapidement, la police Anglaise est sur la piste d’un tueur en série qui aurait commis plusieurs agressions du même type dans l’agglomération de Londres. C’est alors que commence un feuilleton policier que les anglais, habitués à être filmés, vont délecter tel une nouvelle émission de « real tv ». En effet, les policiers vont examiner des centaines d’heures d´enregistrement des caméras de vidéosurveillance, dont les toutes dernières à 21h59. Des images qui ont été captées, et qui ont permis à la police de reconstituer, seconde par seconde, minute par minute le parcours d’Amélie vers la mort. On la voit attendre le bus, filmée par plusieurs caméras, sous divers angles, on la voit monter dans le bus, y être filmée à l’intérieur. Ces images seront finalement rendues publiques et ne conduiront les enquêteurs sur aucune piste, là où le tueur aurait probablement frappé était un endroit sans caméras, un angle mort. De plus, le parc qu’elle a traversé était dans une certaine obscurité. Le lendemain de l’agression d’Amélie, le parc londonien se verra doté de plusieurs nouvelles caméras qui pousseront comme des champignons. « Les caméras n’ont servi à rien, le tueur connaissait parfaitement les angles de couverture… » affirmait dépité un enquêteur de Scotland Yard.



Les commentaires récents