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vendredi 30 décembre 2005

A Londres, la vidéosurveillance n’a pas empêché le pire

Extrait de l'article "Excès d’espionnite : renseignement, intelligence économique et vie privée" publié dans le Figaro Magazine :

A Londres, le 19 août 2004, une étudiante française âgée de 22 ans, Amélie Delagrange est victime d’une agression dans un parc londonien, elle décèdera à la suite de ses blessures à son arrivée à l’hôpital. Rapidement, la police Anglaise est sur la piste d’un tueur en série qui aurait commis plusieurs agressions du même type dans l’agglomération de Londres. C’est alors que commence un feuilleton policier que les anglais, habitués à être filmés, vont délecter tel une nouvelle émission de « real tv ». En effet, les policiers vont examiner des centaines d’heures d´enregistrement des caméras de vidéosurveillance, dont les toutes dernières à 21h59. Des images qui ont été captées, et qui ont permis à la police de reconstituer, seconde par seconde, minute par minute le parcours d’Amélie vers la mort. On la voit attendre le bus, filmée par plusieurs caméras, sous divers angles, on la voit monter dans le bus, y être filmée à l’intérieur. Ces images seront finalement rendues publiques et ne conduiront les enquêteurs sur aucune piste, là où le tueur aurait probablement frappé était un endroit sans caméras, un angle mort. De plus, le parc qu’elle a traversé était dans une certaine obscurité. Le lendemain de l’agression d’Amélie, le parc londonien se verra doté de plusieurs nouvelles caméras qui pousseront comme des champignons. « Les caméras n’ont servi à rien, le tueur connaissait parfaitement les angles de couverture… » affirmait dépité un enquêteur de Scotland Yard.

mardi 27 décembre 2005

Une campagne sous surveillance à Asnières

"Campagne sous surveillance à Asnières. Le directeur de cabinet du maire (UMP) a utilisé la vidéo municipale lors des élections". Un article de Fabrice TASSEL daté du mardi 06 avril 2004 publi" dans Libération. Extrait :

Voilà une histoire qui devrait nourrir la réflexion sur l'utilisation de la vidéosurveillance. Le 25 février, en pleine campagne électorale des régionales, Francis Pourbagher, le directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann, député-maire (UMP) d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), pénètre dans la salle de vidéosurveillance de la police municipale, qui abrite une trentaine de caméras. Il demande à visionner deux endroits de la ville, dont la place des Bourguignons, où se trouvent un arrêt de bus et une cabine téléphonique. «Il voulait prendre sur le fait les militants en train de placarder des tracts ou des photocopies d'articles de presse défavorables au maire, accuse un opposant à la majorité. Voilà comment on fait de la politique à Asnières, et voilà comment on détourne les moyens publics à des fins partisanes.»

A LIRE SUR LE SITE ASNIEROIS.ORG

Le maire UMP de Puteaux finit par reconnaître que la vidéosurveillance n'est qu'un moyen parmi d'autres (Nadine Jeanne)

Nadine Jeanne, conseillère socialiste de Puteaux, a publié cette note sur son blog :

"A notre tribune "Pour une politique républicaine de la sécurité" parue dans le "Puteaux infos" de décembre (p.62), Joëlle Ceccaldi-Raynaud répond une nouvelle fois en vantant les mérites de la vidéosurveillance : "Les terroristes de Londres auraient-ils pu être identifiés et arrêtés aussi vite sans les bandes vidéo des caméras de surveillance ?". Certes mais Puteaux n'est pas encore la capitale de la France... Par ailleurs, elle feint d'ignorer que nous n'avons pas d'opposition de principe contre la vidéosurveillance (1) et que nous y sommes favorables là où c'est efficace. En revanche, elle reconnaît (enfin) que ce dispositif n'est qu'un moyen parmi d'autres de renforcer la sécurité des lieux publics, des biens et des personnes. "Il s'inscrit plus largement dans un contrat local de sécurité (CLS) qui va permettre de prendre en compte la diversité des thèmes relatifs à cette problématique." Bonne nouvelle ! A Puteaux, le CLS n'avait été jusqu'à présent qu'une coquille vide. Mieux encore, elle reconnaît qu'une politique de sécurité "de qualité", ce sont d'abord des hommes et des femmes sur le terrain (..)"

A LIRE SUR LE SITE DE NADINE JEANNE

lundi 26 décembre 2005

Projet de Vidéosurveillance à Toulouse : la Ligue des Droits de l'Homme dénonce un système inefficace

Communiqué de la LDH TOULOUSE du samedi 24 décembre 2005 :

"La mairie de Toulouse a annoncé dernièrement son projet de mise en place d’un dispositif de vidéosurveillance dans quelques rues du centre-ville.
La section toulousaine de la Ligue des Droits de l’Homme souligne que les expériences réalisées tant à l’étranger qu’en France indiquent toutes que la mise en place de vidéosurveillance dans l’espace public n’aboutit généralement qu’à un déplacement des phénomènes de délinquance, sans efficacité réelle en termes de prévention, particulièrement en ce qui concerne les atteintes aux personnes, cela malgré des investissements financiers particulièrement lourds.
Ce faisant, elle estime que l’inefficacité de tels procédés ne justifie en rien les atteintes à la vie privée et aux risques de dérives quant au respect des libertés individuelles qu’ils entraînent, notamment en ce qui concerne le droit de tout citoyen à l’anonymat et à la liberté de circulation.
Elle dénonce le fait que ces mesures s’inscrivent dans un contexte plus général d’atteinte à l’Etat de droit, par l’utilisation de moyens disproportionnés par rapport aux buts poursuivis, ainsi qu’à des détournements de finalités, conduisant à un véritable dévoiement de la notion juridique de sûreté.
Elle proteste énergiquement devant un tel projet et demande, devant le danger qu’il représente au plan des libertés, à ce qu’il soit suspendu".

Un violeur arrêté à Lyon : il a été filmé par une caméra

Extrait d'une dépêche AP du 26 décembre 2005 diffusée sur le site du Nouvel Obs :

"Un Lyonnais de 23 ans, cuisinier et père d'un enfant de quatre mois, a reconnu trois viols et trois tentatives, depuis la fin août (..) Le suspect a été interpellé vendredi et écroué dimanche après sa mise en examen pour viols. Le violeur présumé attaquait ses victimes par derrière, des jeunes femmes d'une vingtaine d'années et, pour cette raison, il a été assez difficile à identifier. Il agissait toujours le week-end et ses victimes le décrivaient comme grand, mince et sentant l'alcool (..). "Plusieurs éléments, dont des tests ADN, ont été déterminants", selon le procureur. La police a aussi "beaucoup travaillé sur les vêtements". L'une des victimes a permis à l'enquête d'avancer en discutant avec son agresseur, ce qui a permis d'établir un portrait-robot. Un détail vestimentaire a aussi mis les enquêteurs sur la voie: lors de la dernière agression dans la nuit du 9 au 10 décembre, l'homme a été filmé par une caméra de vidéosurveillance. Il a été interpellé vendredi par la BAC, la brigade anti-criminalité".

vendredi 23 décembre 2005

2006 : l'année de la vidéosurveillance à Puteaux !

L'année 2006 sera l'année de la vidéosurveillance à Puteaux. Depuis des années, la mairie UMP a dans ses cartons un projet qu'elle a finalement décidé de lancer : plus de 100 caméras vont être installées l'an prochain sur une commune de 42.000 habitants et d'à peine 300 hectares. Ce réseau sera le plus important des Hauts-de-Seine ! 3 millions d'euros seront consacrés à sa construction. Son coût d'exploitation sera à la hauteur.

Le fait que la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, soit aussi la suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée est peut-être pour quelque chose dans le côté pharaonique de ce projet !

PuteauxVideo.com a plusieurs objectifs. D'abord, il s'agira de suivre au quotidien la mise en place de ce réseau de surveillance (comptes rendus des décisions officielles, interviews d'élus, photos et films du chantier, etc) : Nous voulons mettre la vidéosurveillance sous surveillance citoyenne permanente.

Il s'agira ensuite de rassembler et de publier des informations sur la vidéosurveillance dans les Hauts-de-Seine, en France et à l'étranger (revue de presse, études, textes législatifs, liens, etc).

Le but est enfin de permettre aux Putéoliens, et à tous ceux que le sujet intéresse, d'engager un débat ouvert : Voulons-nous d'une société où les citoyens sont épiés, surveillés, filmés, écoutés à chaque instant ?

Nous chercherons à être le plus informatif possible, pour aider chacun à se faire sa propre opinion.

Nous ne sommes pas idéologiquement contre la vidéosurveillance. Nous partons du principe qu'il s'agit d'un outil, et qu'il faut donc déterminer si cet outil a une efficacité par rapport à l'objectif affiché : améliorer la sécurité des citoyens.

Or, à ce stade, si l'utilité de la vidéosurveillance semble démontrée pour la protection de lieux fermés (comme les parkings), en revanche, en milieu ouvert, son efficacité continue de faire débat.

PuteauxVideo.com lance ce travail de réflexion en regrettant une chose : comment se fait-il que la mairie de Puteaux, qui va engager en 2006 plus de 3 millions d'euros dans ce projet, n'a pas elle-même cherché à initier un tel débat ?

Christophe Grébert, de www.monputeaux.com

Le projet de Vidéosurveillance à Puteaux : Combien ça coûte ???

sam. 17.12.2005 08:56 Photo(272)

La députée-maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale, vient de signer la mise en chantier d'un réseau de vidéosurveillance dans notre commune.
Pour la mise en oeuvre de ce réseau de surveillance des citoyens, les entreprises TYCO Integraded systems (94560 Rungis), Tonna (51686 Reims) et INEO INFRACOM (21000 Dijon) recevront la somme de 888.977,97 euros hors taxes. Les images enregistrées seront conservées numériquement, précise le directeur général adjoint des services, Thierry Haulot, dans son rapport présenté au conseil municipal du 21 novembre.

Mais la facture ne s'arrête pas là : pour relier les caméras au centre de surveillance, la ville va construire un réseau de fibres optiques. INEO INFRACOM (21000 Dijon) remporte également ce marché, avec SURBECO (78300 Poissy), pour la somme de 1.686.386,30 euros hors taxes.

Ce qui fait un total de : 2.575.367,27 euros hors taxes, soit la bagatelle de 3 millions d'euros TTC uniquement pour la réalisation du réseau... Par foyer putéolien, cela fait 150 euros de dépensé. Tout cela, c'est sans compter les coûts d'exploitation : entretien des installations et personnel pour surveiller 24/24... des écrans de télé.

jeudi 22 décembre 2005

Le projet de loi contre le terrorisme définitivement adopté par le Parlement

Le Parlement a définitivement adopté aujourd'hui le projet de loi contre le terrorisme de Nicolas Sarkozy.
Le texte a été voté par l'UMP et l'UDF, les communistes ont voté contre. Les groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat ont voté différemment : les députés se sont abstenus alors que les sénateurs ont voté contre. Le texte autorise le développement de la vidéosurveillance, des contrôles administratifs et prévoit une aggravation des sanctions pénales.

Les parlementaires ont autorisé :

- La vidéosurveillance dans les transports en commun, aux abords des gares et des aéroports et dans différents lieux accueillant du public, commerces et lieux de culte.
- Autorisation pour les personnes morales de filmer les abords de leurs bâtiments. Visualisation possible pour des enquêteurs habilités.
- En cas d'urgence, les préfets pourront faire installer des caméras pour quatre mois, sans passer par la commission présidée par un magistrat.
- Ils pourront également imposer à un organisme de se doter d'un tel matériel dans des lieux exposés (sites industriels ou nucléaires, gares, etc.).

mercredi 21 décembre 2005

Le projet de loi antiterroriste voté en première lecture au Sénat

Jeudi 15 décembre, le Sénat a adopté en première lecture par 203 voix contre 122 le projet de loi antiterroriste de Nicolas Sarkozy, qui développe la vidéosurveillance et les contrôles administratifs et aggrave les sanctions pénales.

Voici les principales mesures du texte concernant la vidéosurveillance :

- Autorisation pour les personnes morales de filmer les abords de leurs bâtiments. Visualisation possible pour des enquêteurs habilités.
- En cas d'urgence, les préfets pourront faire installer des caméras pour quatre mois, sans passer par la commission présidée par un magistrat.
- Ils pourront également imposer à un organisme de se doter d'un tel matériel dans des lieux exposés (sites industriels ou nucléaires, gares, etc.).

La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) juge que l'extension de la vidéosurveillance "témoigne d'un grave phénomène de société allant au-delà de la simple surveillance des terroristes".

mardi 20 décembre 2005

Revue de Presse : "REBONDS : Big Brother à la sauce conviviale" (Libération)

"Les marchands de système de sécurité et de contrôle biométrique cherchent à contourner les réticences des sociétés démocratiques en présentant leurs dispositifs comme attrayants", écrit Alain DIDIER-WEIL, psychanalyste, dans la rubrique "Rebonds" de Libération :

Le Gixel groupement des industries électroniques qui développent les dernières technologies de contrôle telles que vidéosurveillance, biométrie, empreintes génétiques ­ est soucieux. Le souci des décideurs de ces puissants groupes économiques tient à ce que les sociétés démocratiques d'aujourd'hui ne semblent pas enclines à accepter le système de surveillance et de contrôle qui est en train de leur être proposé. Questions et réponses sont ainsi formulées dans le Livre bleu de Gixel : «La sécurité est très souvent vécue dans notre société démocratique comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population ces technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles... Plusieurs méthodes devront être développées pour faire accepter la biométrie : elles devraient être accompagnées d'un effort de convivialité... et par l'apparition de fonctionnalités attrayantes...»

LA SUITE SUR LIBERATION.FR

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